• Le regret

    Le regret

     

    Je rentre dans ses toilettes en titubant, ce matin-là. Je suis en sueurs. J’entre. Me regarde dans le miroir un instant. Découvre avec horreur mais non stupeur mon visage si pâle et cerné. Je tire sur le col de mon tee shirt. Il n’y a rien. Comme si cela me soulageait un peu.

    ***

    J’ai jamais été douée dans tout ce que je faisais. Mais cette nuit là, une fois de plus, j’ai vu que j’étais encore plus misérable que ce que je pensais. Les verres ont enchaînés. D’habitude et après la fameuse soirée que j’avais passer avec les bretons, je savais m’arrêter. Je savais quand c’était trop. Mais ce soir-ci. Je ne me suis malheureusement pas arrêter.

    J’ai bu shot sur shot comme si j’étais invinsible, je me sentais sûrement intelligente à faire ça. Mais quelle grosse conne putain. Comme être si stupide et si consciente à ce point là. Jamais je n’avais fini dans cet état.

    Des shots de trop. Puis tout a dérapé. Un seul souvenir. Dans la chambre avec ce gars. Ce gars d’une soirée dont je connaissais personne. Où le gars qui organisait cette soirée, un gars de Fruitz avait invité l’un de mes meilleures potes. Le genre de pote qu’on a qu’une fois dans sa vie, le genre de pote que clairement tout le monde mériterait d’avoir. Le genre de pote que l’on perd si l’on fait une erreur. Le genre de pote que je crois que j’ai vraiment perdu.

    Dans cette chambre. Sur le lit. Avec 4g d’alcool dans le sang. Je l’ai embrassé.

    Alors que je n’avais jamais embrassé quelqu’un en presque 20 ans d’existence. Alors que j’étais arrachée. Alors que je m’étais toujours dit que j’attendrais la bonne personne avant d’embrasser pour la première fois.

    Des regrets ? Evidemment que j’en ai.

    Le pire. Je ne l’ai pas juste embrassé. « De très gros papouilles ». C’est ce qu’il a dit à ma meilleure pote le lendemain. Je ne me rappelais de rien. De rien du tout après l’avoir embrasser pendant qu’il me frottait le dos.

    Durant 2h il me semble que nous sommes resté dans cette chambre. Et je n’ai pas la moindre idée de ce que nous avons réellement fait. Apparemment nous ne l’avons pas fait. Me faire dévierger sur le lit d’un inconnu, à une pièce de cette personne et de ma meilleure pote, en étant bourrée et avec un mec charo de 4 ans de plus que moi. Je n’en reviens pas putain, comment j’ai pu être si conne à boire autant.

    Elle voulait nous surveiller. Enfin me surveiller. Mais je l’avais recaler. Plusieurs fois et violemment si j’ai bien compris. Je ne me souviens de rien. Elle savait que si je passerais la nuit avec lui, on le ferait. J’étais entreprenante. J’en aurais eu envie. Moi. J’aurais eu envie de ce mec que je connaissais pas dans cette chambre. Je me dégoute. Mais je me dégoute putain. Comment c’est possible. Au bout d’un moment, elle ne venait plus. Lassée et soulée de se faire recaler. Mais c’est tout à fait normal : je suis la pire des potes.

    Ca fait déjà deux ans que j’ai commencer à boire et je n’ai toujours pas appris de mes erreurs putain.

    Il ne se serait donc rien passer. Je ne le saurais donc jamais ce qu’il s’est réellement passé. Peut-être que je ne suis plus vierge. Peut-être qu’il dit vrai et que dans cette chambre, rien ne s’est passé. Mais il a dit qu’il y aurait eu moyen. Que si j’avais passer la nuit avec lui.. Mais comme j’étais bourée, il n’aurait rien fait soi disant.

    Elle voulait rentrer, elle savait que c’était le mieux pour moi. Ca allait déraper s’en était sûre. L’un des autres seuls souvenirs de ma fin de soirée. Devant la porte qui était restée ouverte depuis que j’étais rentrée dans la chambre, elle m’as dit qu’on rentrait.

    Je lui ai dis que je ne voulais pas. J’avais apparemment fais une crise car je ne voulais pas rentrer. Rester avec ce gars. Dans ce putain de lit.

    Juste d’écrire ça me donne envie de vomir et la tête qui tourne. De mes mains rouges sortent mes veines lorsque je tape sur ce clavier.

    Heureusement, ce gars m’as forcé à rentrer. Il nous a ramené chez ma pote à cinq minutes de voiture. J’ai été odieuse avec ma meilleure pote et ce mec. Je les aurais insulté chacun, les aurait pris de haut dans la voiture. J’aurais gueuler qu’il ne voulait pas de moi, qu’il me m’aimait pas. Evidemment pauvre conne. Tu lui avais sautée dessus pour l’embrasser. Il n’avait rien demandé. Il n’était pas intéressé.

    Ma pote a tout fait pour qu’il ne m’arrive rien. Et moi j’ai été la pire des connes. Avoir une amie comme ça c’est précieux. Avoir une amie comme ça y’en a pas deux. Avoir une amie comme ça, je sais même plus si elle voudra me reparler.

    ***

    Le lendemain. Je m’étais réveillée. Sans aucun souvenir. Sans me rappeler comment nous étions rentrées et que nous étions à l’appart. Me sentant très mal. Un très mauvais pressentiment. Mon premier réflexe quand elle s’est réveillée a été de dire pardon sans savoir ce que j’avais fais.

    Puis. Elle m’as tout racontée.

    Nous ne nous sommes pas parler de tout le trajet pour rentrer.

    Je la comprends. J’aurais été à sa place j’aurais eu la même réaction. Mais putain je l’ai insulté. Mais putain putain putain de merde. J’ai été une sale connasse avec elle alors qu’elle a tout fait pour me protéger. J’aurais pu me faire violer.

    Je me suis excusée au gars. Le pauvre avait rien demandé et je lui ai sauté dessus défoncée. Il m’as dit que c’était pas grave, que je ne devais pas m’en vouloir. Mais bien sûr que si que je dois m’en vouloir putain.

    Ca fait 3 jours que c’est arrivé. 3 putains de jours. 3 putains de jours et j’y pense tout le temps. Tout le temps, tout m’y refait penser. Je culpabilise à en mourir. Je regrette comme ce n’est pas possible. Je pleure. Encore et encore. Je n’ai plus que mes larmes qui me tiennent compagnie. Si je continues comme ça, je n’aurais plus qu’elles.

    On en a reparler. Elle ne veut plus me parler. C’est tout à fait logique au vue de ce que j’ai fais. Mais ça fait mal. Très très mal. Je me suis excusée une multitude de fois. Mais à quoi bon. Le mal est fait. Pas de retour en arrière possible. Un mot ne vaut rien face à des actes pareilles. Du temps. Du temps. Beaucoup de temps. Pour que peut-être elle veuille à nouveau m’adresser la parole.

    C’est la seule personne à qui je dis tout. Elle connait absolument toute ma vie.

    C’est la seule personne à qui je me confie. A qui je parle chaque jour.

    Je me sens seule. Seule mais ce n’est que ce que je mérite. Cette fois j’aurais appris de la leçon. Si je perds une de mes amies le plus cher. Bien sûr que je voudrais un retour en arrière. Boire, boire, boire. Mais putain à quoi bon boire putain. L’alcool me sociabilise mais l’alcool me tue. Et il me tuera à petit feu ainsi qu’il tuera toutes mes amitiées si ça continue.

    Un mois sans alcool minimum. Me priver de manger à ma faim. M’empêcher de dormir. Mes trois punitions. Je ne sais pas si ça suffit. Je ne sais pas si une conne comme moi pourrait changer avec ça. Je réfléchis encore à d’autres choses qui pourrait me faire du mal et que je pourrais rajouter à ma liste. Me faire du mal, car j’ai fais du mal. Me punir et que je ne recommence plus jamais.

     

    C’est horrible. Tout m’y refait penser. Tout putain. Peu importe ce que je fais. Je suis traumatisée je crois. Cette perte de contrôle qui me fait perdre une amie.

    Si je fais de la merde, je mérite qu’il m’arrive de la merde. C’est toujours ce que je me dis quand je suis sur la route. Un petit coup de volant et je suis plus là. Après tout. Ca serait pas si mal. Mais. Je me dis que si j’ai un accident et que je suis seule dans la voiture, ce n’est pas grave si je meurs. Mais si quelqu’un d’autres et dans la voiture, je m’en voudrais toute ma vie. C’est pareil pour l’alcool, si je fais de la merde, les conséquences ne doivent que me concerner moi, pas ceux que j’aime. A partir du moment où ces conséquences touchent d’autres personnes que moi, je m’en veux à en mourir.

    Il y a peu de personnes que j’aime dans ce putain de monde. Je n’ai presque personne sur qui compter. Mais si je perds l’une d’entres elles, je m’en voudrais pour toujours.

     

    Je suis inconsciente de tout ce que je fais. Et cette inconsciente va me nuire. Je dirais même que c’est déjà fait.

     

    Putain de merde.


  • Commentaires

    1
    Mercredi 21 Avril à 00:56

    J'y ai repenser la nuit dernière. J'ai tellement oublié de mots, tellement de désolé, de pardon et de je m'excuse et encore des je regrette tellement.

    D'autres détails encore oublié mais hier j'ai laisser couler assez de larmes pour une soirée.

    Je crois que j'ai rarement autant pleurer en si peu de jours. Je suis tellement hypersensible de base mais alors là. Savoir que je perds une amie par ma faute me fend le cœur. Réellement.

    Aujourd'hui je me suis encore et encore excuser de mes actes et de mes paroles. Il faut que j'arrête de m'excuser sans cesse. Elle ne sait pas quoi répondre à ça. Et je n'ai que ces mots en bouche. En même temps, que dire d'autres ? Que faire d'autres ?

    Je n'en sais rien. Mais la discussion est fermée. Elle ne veut pas me parler, je m'en rend bien compte. Je vois tout ces détails que seulement moi je peux savoir. Je la connais si bien.

    Ca me fait énormément de la peine et énormément mal cette situation. Tout ça à cause de moi putain.

    Je continue de me faire du mal. Je mange peu. Je ne perds pas de poids par contre, j'aurais bien aimer. Mais mon corps n'est pas programmé pour perdre du poids je crois, même en ne plus mangeant pendant un mois. Et mon frère n'est pas dupe. Il doit se douter de quelque chose. Plusieurs fois il m'as dit "tu prends seulement ça ?", "tu te ressers pas ?", "t'as déjà plus faim ?". Et oui. Même si mon ventre gargouille, tant pis. Je fais du mal aux autres alors je me fais mal en retour. Ca parait plutôt logique. C'est comme pour le sommeil. 7h maximum à présent. C'est déjà beaucoup même. Tout les matins réveil à 8h, je crois que ça va être ma nouvelle routine. Et me coucher le plus tard possible. Pas faire de sieste pour être le plus possible crevée, pas bien à cause du manque de sommeil. Je le mérite. Je me punis seule. Et elle me punit de ne plus pouvoir lui parler. Mais ça me fait de la peine car je sais que ça lui fait de la peine, on me l'a dit. Et je l'ai vu.

    Je bois une Monster. Pile le même soir que toi.

    Tu m'as foutu un vent. Après tout, il n'y avait rien à répondre. Mais ça fait mal quand même.

    Je repense à votre dispute, pour en réalité finalement pas grand chose que ça. Qui a durer plusieurs mois. Maintenant ça va mais putain des mois. Je crois que je pourrais pas moi. Comment je vais faire. Ce que j'ai fais est mille fois plus grave. Donc on risque de se reparler dans si longtemps que ça ? Je peux pas.

    J'essaie, j'essaie de relancer une conversation. Fin en réalité je ne sais pas quoi dire. Discuter comme si il n'y avait rien ? Balancer une phrase au milieu de rien ? Qu'est ce que tu attends pour que tu veuilles bien me reparler ? Tu n'en sais peut-être rien non plus. Le temps. Le temps. Toujours une histoire de temps.

    Cette cigarette électronique. J'y pense le soir. Le besoin de me faire du bien encore. Ou du bien qui sait. J'ai jamais compris ce que cela faisait. Mais le soir, j'en ai envie. Que cette fumée rentre dans mes poumons et ressorte par ma bouche, que la fumée s'échappe et que j'oublie un instant, obnubiler par cette fumée néfaste. Hier soir, je me serais pris pour une droguée. L'envie était tellement présente de fumée, de mal que j'ai chercher de partout une cigarette dans sa chambre, dans ses manteaux, dans son autre chambre. Il devait en avoir quelque part. J'ai tout retourné, à part des paquets vides et des cigarettes finies dans la poche de ton sac, rien de plus. Tu es parti avec ou alors tu as une excellente cachette. Le briquet sur ma table dans ma chambre m'as nargué toute la soirée. La frustration. Aujourd'hui, je devais aller m'en acheter. Mais je ne vais jamais jusqu'au bout de mes projets. Ce soir, je ne peux que me plaindre. Ecouter une musique déprimante, lumière éteinte, fenêtre ouverte en tirant sur la CE m'aurait fait du bien. Tout en me faisant du mal. J'aurais augmenter au fur et à mesure la puissance jusqu'à en tousser. Et j'aurais continuer. Je n'ose pas m'en acheter. Je suis bien trop faible pour ça. Ailleurs. Là-haut. Peut-être que j'oserais.

    Continuer à peu dormir, peu manger.

    Et garder de vue mon objectif : que ça s'arrange avec elle grâce à mes efforts, à ne plus boire. 

    2
    Mercredi 21 Avril à 16:06

    Un simple point météo en cours, me fait devenir la météo que j'ai choisi aujourd'hui : la pluie. Sur mes joues dévalent les larmes. Mes amies se questionnent, s'inquiètent pour moi. Je ne veux pas en parler. J'ai si honte de moi. Je me sens tellement minable, conne et seule.

    Hier, mon intervention était plus qu'inutile. Je ne fais que me répéter. Ca a mis encore plus de gêne. Plus rien à répondre à ce message d'excuse. J'avais tenter de lui reparler mais je l'ai vu bien soulée. Je la connais. Je sais qu'elle a entreouvert le message, sans l'ouvrir car elle ne voulait pas y répondre, parce que ça serait trop facile. Le temps était long, j'avais bien compris. Je me suis donc encore excuser car c'est tout ce que je sais faire.

    J'y repense. J'y repense. J'y repense. Tout vraiment tout n'y refait penser. Une photo, un post sur les réseaux sociaux me faisant penser à elle ou sur les soirées, l'alcool, les mecs. Je scrolle. Je ne veux pas voir. Ca m'y refait encore plus penser.

    Je pense quand je retournerais là-bas. Ne pas accepter toutes les soirées proposées. Ne pas boire du tout. Ne pas de faire de soirées chez moi. Acheter une cigarette électronique. Ne pas manger. Me faire du mal car c'est tout ce que je mérite.

    3
    Jeudi 22 Avril à 01:25

    J'ai retentée ce soir. Pris mon courage à deux mains et je lui ai envoyé un message. Un message du genre bon on va faire comme s'il ne s'était rien passé. Pas très naturel mais bon je fais comme je peux. Juste pour lui montrer que je tiens à elle et que je m'en veux. Mais bon. Vu le temps qu'elle a mis à me répondre alors que je sais pertinemment qu'elle était connectée, qu'elle avait entreouvert le message ou bien qu'au moins qu'elle a vu ma notif et vu ses réponses plutôt froides, je sais et je l'ai bien compris qu'elle ne voulait pas me parler. Et ça me fait extrêmement chier.

    J'ai l'impression de forcer à envoyer des messages presque tout les jours. Je dois la souler si elle ne veut vraiment pas me parler. je ne sais pas ce qu'elle veut. Mais ça montre que je fais des efforts, que je n'attends pas qu'elle fasse le premier pas comme elle l'as déjà suffisamment fait avant. Et puis c'est à moi de venir vers elle, pas l'inverse car c'est moi qui a fait de la merde.

    J'ai peur. J'ai juste très peur que ça dure trop longtemps. Je sais que ça a cassé quelque chose. Et que même les plus beaux mots du monde ne répare pas un verre cassé. Si on se remet à se parler, les discussions ne seront pas très naturelles, presque gênant. Le temps pourra faire avancer les choses un peu. Mais je n'ai plus beaucoup de temps ici. Et j'ai déjà réfléchi. Si je me rends compte que même avec le peu de temps que j'ai ça ne suffit pas, je raccourcirais ce temps. Ca ne sert à rien que je me fasse du mal à rester. Mais je verrais. Et ça serait une décision très dure à prendre. Prendre le risque de partir en pensant qu'il n'y aura pas d'évolution alors que je me tromperais peut être et que ça complique encore plus les choses une fois que je la reverrais. Ou alors rester, espérer et repartir déçue mais dans les meilleurs des cas, que ça s'arrange. 

    Je n'ai pas beaucoup le goût du risque. Donc en réalité et je le sais, j'opterais pour la seconde option. On ne sait jamais.

    Encore maintenant, malgré toutes les larmes que j'ai versé, j'ai du mal à me dire que c'est vraiment arriver, tellement je n'ai aucun souvenir. C'est juste horrible. Je suis horrible. Mais combien de temps ça va durer ? En vrai je crois que je suis traumatisée.

    Aujourd'hui, j'ai pas mal manger, j'ai fais n'importe quoi. Mais j'ai dormi que 5h30 je crois donc ça compense un peu. Demain, je vais beaucoup manger le midi, il faudra que je sois maline le soir pour m'arranger pour peu manger et que je ne reçois pas encore un commentaire. Niveau sommeil, ça sera environ 6h je pense. Réveil à 8h30.

     

    Je crois qu'écrire ça me soulage un peu, ça m'enlève un poids. J'ai l'impression d'écrire un journal intime, jour après jour. De mettre des mots sur mes pensées qui ne font que tourner dans ma tête toute la journée.

    4
    Jeudi 22 Avril à 23:39

    Ce midi, j'ai beaucoup manger comme je suis allée chez ma grand-mère. Je ne pouvais que difficilement refuser. J'ai eu mal au ventre toute l'après-midi après. Et en plus, j'ai beaucoup dormi, pratiquement 7h. Mon réveil à 8h30 a été repoussé plusieurs fois. Pour me réveiller à 9h30 au final.

    Elles se sont fait une sortie sans moi, une après-midi au lac. Encore une fois, ça m'as fait beaucoup de mal de les voir ensemble sans moi. Une voix dans ma tête me dit que c'est tout ce que je mérite, et elle a raison. 

    Après mes quelques tentatives maladroites pour renouer le contact en envoyant des messages banales, elle m'as dit d'arrêter. Que c'était inutile, pas naturel et qu'elle n'était pas "prête" à me reparler, qu'elle répondait froidement ou qu'elle me foutait des vents donc ça ne servait à rien. J'ai donc pleurée. Encore une fois. J'ai rien répondu. Elle m'as demandée si ça allait et je lui ai répondu que non mais c'était de ma faute. 

    Ce soir, par chance, il n'y avait pas mon frère chez moi. Je l'espérais tellement. Pour ne pas manger. Mais bon, finalement dans la soirée, je me suis forcée à manger un avocat et des pois chiches. C'était bien trop, j'ai mal au ventre maintenant. Mais j'ai très envie de chocolat, à cause de mes règles j'imagine.

    Je pense à demain midi où je vais encore devoir lui dire que je n'ai pas très faim sans le regarder dans les yeux.

    J'ai vraiment des potes en or. Ma pote m'as demandée à ce qu'on se voit demain. Comme elle savait que je vais pas bien. Toute la journée j'ai cours. Mais tant pis, j'irais pas au dernier, "problèmes de connexion". Qu'on se voit et que je sorte de chez moi va me faire du bien, vraiment, j'en ai besoin. Je me remet un peu en question par contre. Est ce que j'ai été là quand elle elle avait besoin de moi ? J'en suis pas si sûre et je culpabilise encore. Mais pour en revenir à demain, on va faire un goûter. Je vais devoir manger. Donc il faudrait que je mange encore moins soit le midi, soit le soir. J'espère que mon frère ne sera encore pas là.

    Il est 23h36. Je n'ai pas sommeil. Je ne vais pas dormir qu'aussitôt. Continuer ma série en mangeant du chocolat me parait une bonne idée.

    5
    Jeudi 22 Avril à 23:43

    Je vais encore moins aller dormir.

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